LES INFOS CLÉS
DÉPARTEMENT
Hauts de Seine
RÉGION
Ile de France
CODE POSTALE
92100
NOMBRE D'HABITANTS
120 911 (2020)
SUPERFICIE (en km2)
6,17
LA VILLE EN QUELQUES MOTS
Boulogne-Billancourt est une commune de la métropole du Grand Paris, la plus peuplée des communes franciliennes après Paris. Elle résulte de la réunion, réalisée sous le nom de Boulogne-sur-Seine en 1790, de Boulogne-la-Petite, paroisse érigée en 1343 autour de l’église Notre-Dame de Boulogne sur Seyne, et de la rive droite de Saint-Cloud. Le nom de Boulogne-Billancourt, tardivement adopté en 1926, acte le démantèlement, au profit du 16e arrondissement, du vaste territoire de Longchamp et du bois de Boulogne, et l’adjonction, accordée en 1860 comme une compensation, de Billancourt, écart d’Auteuil devenu dans l’entre deux guerres le fief historique des usines Renault. Pôle économique majeur d’Île-de-France et ville la plus diplômée de France, Boulogne-Billancourt accueille une douzaine de milliers d’entreprises, ce qui la place au rang de deuxième parc francilien après Paris. Bien que possédant en moyenne une des populations les plus aisées de la région parisienne, elle cultive un équilibre social entre les élégants hôtels particuliers du Parc des Princes, et les résidences modernes construites le long de la Seine sur l’ancienne zone industrielle bombardée durant la Seconde Guerre mondiale. L’âge d’or culturel de Boulogne-Billancourt fut sans doute la période de l’entre-deux-guerres, et plus précisément celle des années 1930, dont elle possède le plus important patrimoine architectural de France. C’est également durant la première moitié du XXe siècle que Boulogne-Billancourt deviendra la ville des moteurs d’avion et du cinéma, et verra l’implantation des vastes usines du constructeur automobile Renault. Désormais démolies dans leur quasi-totalité, elles ont cédé la place à un vaste centre culturel et un jardin public accueillant notamment La Seine musicale de Shigeru Ban et Jean de Gastines inauguré le 22 avril 2017.
Géographie
Boulogne-Billancourt limitée au sud et à l’ouest par une boucle de la Seine, à l’est par le 16e arrondissement de Paris et au nord par le bois de Boulogne (qui fait partie de Paris). C’est la première commune en aval de Paris. Sa position médiane sur l’ancienne route est-ouest de Versailles, rive droite de la Seine, entre le palais du Louvre et la cour est à l’origine de son développement. Aujourd’hui, elle continue son développement grâce à sa position intermédiaire sur l’axe nord-sud entre les pôles économiques de La Défense et de Vélizy-Villacoublay. Au sud-ouest de la ville, est située l’île Seguin, ancien centre historique de Renault et symbole du passé industriel de Boulogne-Billancourt. La commune dispose également de 33,44 ha d’espaces verts dont près de la moitié compose le parc Edmond-de-Rothschild (15 ha), situé au nord-ouest de la commune (quartier Menus – Jean-Baptiste-Clément). En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l’intérieur des fortifications de Thiers. La partie des anciennes communes d’Auteuil et de Passy située à l’extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Boulogne-Billancourt en compensation de la perte de la plus grande partie de Longchamp, expropriée pour faire un hippodrome et rattachée au bois de Boulogne.
Histoire
Le futur Boulogne est au Haut Moyen Âge une campagne verte et boisée où se dresse vers 630, le pont de Saint-Cloud et autour de 841, le gibet royal. À partir de 1109, un hameau de bûcherons de la paroisse d’Auteuil, Les Menuls-lès-Saint-Cloud, se transforme en village viticole, illustrant la renaissance capétienne qu’exalte en 1260 la construction sur son terrain communal par Sainte Isabelle de l’abbaye de Longchamp, futur centre de la vie culturelle de l’aristocratie parisienne, et qui culmine localement en 1330 par l’érection à sa lisière sud de l’église Notre-Dame par Philippe le Long. Cette seconde construction de prestige se redouble de l’institution selon la volonté du défunt Philippe le Bel, père du roi, de ce qui deviendra le principal pèlerinage des parisiens et de l’accession cette même année au statut de paroisse indépendante : Boulogne-la-Petite.
Boulogne a été détruite, semble-t-il, au cours de la guerre de Cent Ans et reprend son développement quand François Ier s’installe au château de Boulogne au nord de Longchamp, alors territoire boulonnais. Après la Fronde et le transfert de la Cour à Versailles, relié par un nouveau pont, puis à Saint-Cloud sous la Régence et jusqu’à l’installation dans ce même château de la Reine, qui fait elle aussi construire sa route en 1760, les courtisans, allant ou revenant de Paris par ces nouvelles voies, couvrent la paroisse de villégiatures à l’instar de l’ancienne manse de Billancourt. Simultanément, un, puis deux faubourgs de blanchisseurs à leur service se forment à chaque entrée du village. À la Révolution, le village de Boulogne la Petite est agrandi de presque un tiers en acquérant le territoire que possédait Saint-Cloud le long de la rive droite de la Seine et la commune adopte en 1790 le nom de Boulogne-sur-Seine.
Très à la mode sous le Consulat et le Premier Empire, la ville s’urbanise au XIXe siècle et se voit diminuée de Longchamp sous le Second Empire puis est agrandie, en 1860, du Parc des Princes aménagé par Haussmann et de Billancourt aménagé par le baron de Gourcuff. Les combats et l’occupation prussienne consécutifs au siège de Paris durant la guerre de 1870 ruinent Boulogne. Toutefois, elle attendra 1926 pour adopter le nom de Boulogne-Billancourt. La Belle Époque y voit naître l’industrie aéronautique et automobile, Farman, Salmson et surtout Renault, dont les usines finissent par recouvrir une grande partie du territoire. La banlieue ouvrière qu’elle est devenue dès avant la guerre de 1914-1918 est transformée entre les deux guerres par André Morizet en une ville à l’architecture typique des années Trente où s’épanouit le cinéma français.
Patrimoine
La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France. L’église Notre-Dame-des-Menus de Boulogne, construite au XIVe siècle, est classée monument historique depuis 1862. L’église est un ancien lieu important de pèlerinage. Le château Buchillot est une folie du XVIIIe siècle, classé monument historique, autrefois annexée au château Rothschild. Les trois bâtiments ont été aménagés en musée Paul-Belmondo. L’atelier de l’artiste est reconstitué. Un des pavillons expose les dessins de l’artiste. Un autre est consacré à des expositions d’artistes contemporains inspirés du style moderniste. Le visiteur est accueilli dans la cour par la célèbre Jeune Femme en marche.
Le château Rothschild a été construit de 1855 à 1861 dans le style Louis XIV à la demande du banquier James de Rothschild. Il était entouré de splendides jardins à la française et à l’anglaise sur trente hectares. Le château fut longtemps un lieu de rencontres de la haute société. Il a ensuite été pillé par les nazis et endommagé par les Américains lors de la Seconde Guerre mondiale. Revendu à Khalid Abdulaziz Al Ibrahim, il est aujourd’hui totalement abandonné, en ruine, et subit les dégradations du temps et des vandales. Environ quinze hectares du parc subsistent en parc public, le reste est à l’abandon avec le château ou a fait place à l’autoroute A13 et à l’hôpital Ambroise Paré. La synagogue de Boulogne-Billancourt, située rue des Abondances et de l’Abreuvoir, fut construite par l’architecte Emmanuel Pontremoli, avec des peintures de Gustave Jaulmes (1911).
Œuvre de Tony Garnier finalisée en collaboration avec Jacques Debat-Ponsan, Paul Landowski, Paul Moreau-Vauthier et André Morizet, l’hôtel de ville de Boulogne-Billancourt a été inauguré en 1934 et inscrit depuis 1975 à l’inventaire des Monuments Historiques, on y admire le mobilier et la décoration typiques des années trente de Jean Prouvé, Joseph Bernard, Alphonse Gentil, François Bourdet et surtout « l’usine », immense hall intérieur qui apporte la lumière à trois galeries de bétons minimalistes superposées en anneaux allongés sur lesquelles sont distribués les bureaux cloisonnés de verre. Le visiteur est accueilli depuis 1988 côté « palais » par le tableau monumental d’Olivier Debré qui domine l’escalier intérieur construit en 1931 sous la supervision de son oncle maternel.
L’église Saint-Nicolas-le-Thaumaturge est l’une des dix minuscules églises orthodoxes construites entre les deux guerres dans le sud-ouest parisien par des Russes blancs fuyant la Révolution de 1917. Élevée en 1927 grâce aux fonds collectés auprès des ouvriers russes des usines Renault, elle a été le centre culturel actif des quelque quatre mille russes de « Billancoursk » désireux de perpétuer en exil la sainte Russie anéantie sur son territoire. Détruite par les bombardements alliés d’avril 1943, elle n’a été reconstruite qu’en 1960, la seconde génération s’étant dispersée et mariée dans la société française. Son iconostase est l’œuvre du peintre Valentin Zvetchinsky. Restaurée en 2003, l’église abrite depuis la chorale Saint-Nicolas.
LES NUMÉROS UTILES
Mairie
01 55 18 53 00
Médiathèque Landowski
01 55 18 46 27
Médiathèque Le Trapèze
01 55 18 68 48
Médiathèque Billancourt
01 55 18 46 37
Médiathèque Point-du-Jour
01 55 18 46 39
Médiathèque Parchamp
01 55 18 46 38
Espace Landowski
Musée Paul Landowski
Musée des Années Trente
01 55 18 53 00
01 55 18 46 42
Musée Paul Belmondo
01 55 18 69 01
Métropole du Grand Paris (Paris)
01 82 28 78 00
Sous-Préfecture
01 40 97 20 00
Préfecture des Hauts-de-Seine (Nanterre)
0 821 80 30 92
Conseil Général des Hauts-de-Seine (Nanterre)
01 47 29 30 31
Conseil Régional Île-de-France (Paris)
01 53 85 53 85
Office de Tourisme
01 41 41 54 54
Comité Départemental du Tourisme des Hauts-de-Seine (Nanterre)
01 46 93 07 44
