LES INFOS CLÉS
DÉPARTEMENT
Var
RÉGION
Provence Alpes Côte d’Azur
CODE POSTALE
83530
83700
NOMBRE D'HABITANTS
35 881 (2020)
SUPERFICIE (en km2)
89,59
LA VILLE EN QUELQUES MOTS
Géographie
Saint-Raphaël est une station balnéaire et climatique de la Côte d’Azur, située à l’extrémité est du golfe de Fréjus, à la frontière entre le Var et les Alpes-Maritimes. La commune s’allonge sur 24 km de côte (deuxième place après Marseille et ses 57 km de côte) découpée formant des criques et calanques entre la région naturelle du massif de l’Esterel et la Méditerranée. Elle s’étend sur 15 km de long et 10 km de large, occupe 8 960 hectares, presque totalement urbanisés à l’ouest, restés naturels pour 60 km2 carrés de forêt domaniale entretenue par l’ONF et protégés pour 130 km2 dans le massif de l’Esterel. La commune est en totalité comprise dans l’espace urbain Nice-Côte-d’Azur, l’aire urbaine de Fréjus et le territoire Var Esterel du conseil général du Var.
Des villas romaines sur la route de Forum Julii au village de pêcheurs où débarqua Bonaparte en 1799, la commune devint à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, sous l’influence du maire Félix Martin et de l’écrivain Alphonse Karr, une station balnéaire prisée des artistes, sportifs et politiciens. Site secondaire du Débarquement de Provence en 1944, ville sportive et de congrès, Saint-Raphaël est aujourd’hui, avec la commune associée de Fréjus, le pôle économique et culturel de l’Est varois.
Saint-Raphaël dispose de quatre grandes plages de sable : le Veillat à proximité du centre-ville, à Boulouris, au Dramont, à Agay et deux plus petites à Anthéor et Le Trayas. Au large, les îles le Lion de Terre, le Lion de Mer, l’île d’Or (privée) et l’île des Vieilles parsèment la côte rocheuse. Les plages font partie de la zone RAMOGE (Saint-Raphaël – Monaco – Gênes) de protection contre l’érosion. La commune est séparée de Fréjus par la rivière le Pédégal alimentée par la Garonne.
D’ouest en est, plusieurs sommets pointent sur le territoire de la commune. Le mont Vinaigre est le point culminant du massif et de la commune à 618 mètres. Le Rastel d’Agay culmine lui à 287 mètres, le pic de l’Ours à 492 mètres, le pic du Cap Roux à 453 mètres et le pic d’Aurèle à 322 mètres. Située presque en totalité sur le massif, la commune repose sur des sols rouges constitués de porphyre. Le massif est couvert par la forêt de l’Esterel. Trois rochers d’importance dominent la mer : le cap Roux à 360 mètres, le Saint-Pilon à 295 mètres, et le rocher de Saint-Barthélemy.
Histoire
À La Cabre, les vestiges d’un campement du Néolithique, à Boulouris, la Pierre Levée d’Ayre Peyronne et à Agay, les menhirs debout et couché de Veyssière témoignent d’une occupation du site de la commune depuis la Préhistoire. Les Ligures occupaient très certainement le site avant la colonisation grecque de Massalia, époque à laquelle la baie d’Agay accueillait un port refuge nommé Agathon. La Rome antique aménagea le Portus Agathonis et le relia à la Via Julia Augusta, prolongement de la Via Aurelia qui menait à la ville voisine de Forum Julii (Fréjus) en Gaule cisalpine. Le site de Saint-Raphaël fut alors occupé par des villas, notamment aux Veyssières et au Suveret, reliées à l’aqueduc et équipées de thermes. Les romains exploitèrent une carrière de porphyre bleu à Boulouris.
En 410, le moine Honorat, conseillé par l’évêque Léonce de Fréjus, quitta la grotte qu’il occupait dans le massif de l’Esterel pour fonder l’abbaye de Lérins. Au Xe siècle, les Barbaresques envahirent la région et la pillèrent. En 972, Guillaume Ier de Provence expulsa les Sarrasins. Le territoire de la commune échut aux abbayes de Lérins et de Saint-Victor de Marseille qui élevèrent une église fortifiée consacrée à l’archange Raphaël et un village, le Castrum. Saint-Raphaël apparaît sous ce nom pour la première fois dans un acte authentique de 1065. Le village devint alors une dépendance de l’évêché de Fréjus existant pourtant depuis le Ve siècle. Au XIIe siècle, le conflit de succession du comté de Provence entre les comte de Toulouse et de Barcelone permit à l’ordre du Temple de prendre possession du village qui devint alors une commanderie comme Hyères ou Grasse jusqu’à la dissolution de l’ordre en 1312 et le transfert des biens à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En 1347, la Peste noire ravagea la Provence et décima plus du tiers de sa population.
La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d’Anjou. La communauté de Saint-Raphaël soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté.
Au XVIe siècle, la côte fut pillée par les pirates et les troupes de Charles Quint. En réponse, l’évêché de Fréjus décida de la construction d’une tour vigie en 1562, sur le sommet d’Armont. Au XVIIe siècle, la chapelle Notre-Dame fut édifiée. En 1635, pour compléter la tour d’Armont, un fort en étoile fut bâti sur la pointe fermant la baie d’Agay. En 1636, Jean Vincent de Roux, gouverneur d’Agay et de Théoule, obtint de Barthélémy Camelin, évêque de Fréjus, l’inféodation du domaine. En 1690, les habitants choisirent la représentation de l’archange Raphaël pour blason. À partir du XVIIIe siècle, l’économie du village se tourna vers l’exploitation des ressources halieutiques, le quartier de la Marine se développa autour du port. La chapelle de la Miséricorde fut construite au XVIIIe siècle. En 1707 et 1747, le domaine d’Agay et le fort furent occupés et saccagés par les troupes autrichiennes. En 1750, François Giraud, seigneur d’Agay, éleva un château de deux étages sur le fort.
Le 9 octobre 1799, Bonaparte, de retour de la campagne d’Égypte, débarqua avec ses généraux (Berthier, Lannes, Murat, Marmont, Bessières) et des savants (Monge, Berthollet) triomphalement à Saint-Raphaël. Une pyramide fut construite sur le port pour célébrer cet évènement. Clin d’œil de l’Histoire, c’est aussi de Saint-Raphaël qu’il embarqua, déchu, pour l’île d’Elbe le 28 avril 1814. Le 1er mars 1815, il aurait dû débarquer à nouveau à Saint-Raphaël pour sa reconquête des Cent-Jours mais il arriva finalement à Vallauris et évita la commune sur son chemin de retour. En 1810, le château d’Agay fut pris par les Anglais et la tour du Dramont fut armée de deux canons et en 1860, elle fut transformée en sémaphore et arasée au-dessus du premier étage. En 1813, la goélette l’Estafette fut attaquée par les Anglais, volontairement échouée sur la plage par son commandant Pallières, puis remise à flot pour rallier Toulon.
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la modernisation entreprise par le maire Félix Martin qui était ingénieur, l’ouverture en 1863 de la gare de Saint-Raphaël-Valescure en centre-ville sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière) et les séjours répétés d’Alphonse Karr permirent à la ville de développer les activités touristiques. Alphonse Karr qui y vécut jusqu’à sa mort en 1864 entraîna dans sa suite de nombreux artistes (Hugo, Sand, Gautier…), hommes politiques (Clemenceau, Gallieni, Albert Ier de Belgique…). Charles Gounod y composa l’opéra Roméo et Juliette en 1867 et l’Ave Maria en 1885. Léon Carvalho construisit la Villa Magali avec des vestiges du Palais des Tuileries, en 1860, l’architecte Pierre Chapoulard construisit la Villa Mauresque.
L’essor se poursuivit avec la construction en 1881 du Grand Casino, en 1882 avec la construction du temple protestant, entre 1882 et 1899 avec le phare d’Agay, en 1887 avec l’érection de la basilique Notre-Dame de la Victoire, puis jusqu’au début du XXe siècle avec les hôtels Continental et Excelsior. La Corniche d’or devint un rendez-vous d’élégance, les villas, les hôtels, le château d’Agay de la famille Saint-Exupéry agrémentaient le paysage de l’Esterel.
La commune poursuivit son essor touristique avec le passage de la route nationale 7, l’arrivée en 1961 de l’autoroute A8, en 2001 de la ligne TGV, le lotissement des quartiers de Valescure et Boulouris, la construction de la nécropole nationale de Boulouris en 1964, en 1990 du plus grand village de vacances d’Europe, Cap Esterel, et le développement au cours des années 1990 du port Santa-Lucia et du palais des Congrès. En 2003, le parking et le jardin Bonaparte sont construits et redynamisent le bord de mer avec cet immense lieu de stationnement sur deux étages et un jardin qui ne cessera d’accueillir des manifestations culturelles. En 2004, elle accueillit les cérémonies du soixantième anniversaire du débarquement de Provence. En 2006 a lieu l’inauguration du Stade Nautique, un des plus récents de France.
Patrimoine
Le patrimoine de Saint-Raphaël est riche des différentes périodes d’habitation et d’enrichissement de la commune. Au lieu-dit La Cabre se trouvent des vestiges d’un campement du Néolithique, et la commune comporte plusieurs sites mégalithiques : les dolmens de Montrouge, de la Valbonette, et de Valescure (appelé aussi dolmen de Suveret), le Menhir d’Aire-Peyronne et les Menhirs de Veyssières (classés aux monuments historiques).
Les Grecs s’arrêtaient à Agathon sur la route de Massalia, puis les Romains fondèrent Portus Agathonis relié à la Via Aurelia dont subsistent une borne milliaire, un autel, une nécropole, une carrière au lieu-dit La Caus, un fragment de l’aqueduc de Forum Julii, les fondations d’une importante villa rustica aux Veyssière et de nombreuses épaves de galères chargées d’amphore.
Du Moyen Âge subsistent l’église saint-Raphaël (des Templiers) du XIIe siècle bâtie dans un style roman provençal sur une construction carolingienne et du XIe siècle, inscrite aux monuments historiques ; les vestiges de remparts du XIIe siècle dont une tour de guet haute de trente mètres ; et le sémaphore du Dramont, bâti en 1562, originellement appelé Tour d’Armont, qui appartient aujourd’hui à la Marine nationale. La vieille ville, les ruelles, les passages avec arcades et quelques maisons sont inscrites aux monuments historiques.
La Renaissance et l’Ancien Régime n’ont laissé que peu de traces à Saint-Raphaël qui était alors un port de pêche et une dépendance de l’évêché de Fréjus. Seules les chapelles Notre-Dame du XVIIe siècle et de la Miséricorde du XVIIIe siècle dans un style néoclassique et le château d’Agay commencé en 1635 subsistent. En 1999 fut édifiée une pyramide sur le port pour commémorer le débarquement de Napoléon Bonaparte de retour de la campagne d’Égypte.
L’essor touristique dû à Alphonse Karr et au maire Félix Martin permit la construction du casino en 1881, du temple protestant en 1882, de la basilique Notre-Dame-de-la-Victoire en 1887 dans un style néo-byzantin, de la Villa Magali de style Beaux-Arts inscrite aux monuments historiques avec des éléments de décor du Palais des Tuileries rapportés par Léon Carvalho, de la Villa Mauresque construite en 1860 par l’architecte Pierre Chapoulard, de la villa Notre Dame(ancienne résidence de Clémentine de Belgique), de la villa La Péguière (construite en 1880 par Edouard Siegfried), des hôtels Continental, Excelsior ouverts au début du XXe siècle et rénovés en 1993 et de nombreuses villas de style Beaux-Arts, Art nouveau et Art déco, souvent réalisées par l’architecte Pierre Aublé.
Sur l’Île d’Or se trouve une tour de style sarrasin construite en 1912. Le phare d’Agay fut construit en 1884. Il est décoré d’une stèle en souvenir d’Antoine de Saint-Exupéry car ce serait le dernier édifice qu’il aurait vu avant de s’abîmer en mer le 31 juillet 1944. Sur le front de mer (boulevard Raymond Poincaré) se dresse l’obélisque du Mémorial à l’Armée d’Afrique. Il fut inauguré le 15 août 1975 par le ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, à l’occasion 31e anniversaire du débarquement de Provence.
Le XXe siècle a également vu la construction du mémorial du débarquement de Provence composé de deux obélisques et de la Nécropole nationale de Boulouris en 1964, du plus grand village de vacance, Cap Esterel en 1990, du foyer du CREPS de Boulouris en 1998 réalisé par l’architecte Rudy Ricciotti, et de nombreux équipements touristiques. La tour résidentielle appelée « Tour Vadon », haute de cinquante-trois mètres et comptant dix-huit étages, domine le front de mer de la commune.
LES NUMÉROS UTILES
Mairie
04 94 82 15 00
Centre Culturel Municipal Georges Ginesta
04 98 11 89 00
Médiathèque
04 98 11 89 00
Ludothèque
04 98 11 14 36
Saint-Raph Numérique
04 98 11 89 24
Conservatoire de Saint-Raphaël
04 98 11 89 30
Auditorium Saint-Exupéry
04 98 11 89 00
Cinéma Municipal Le Lido
04 94 95 27 89
Villa les Myrtes
04 98 11 89 00
Estérel Arena – Palais des Congrès
04 94 19 84 19
Musée Louis De Funès
04 98 11 25 80
Musée Archéologique
04 94 19 25 75
Maison des Carriers
04 98 11 25 88
Maison des Associations
04 94 82 90 86
Estérel Côte d’Azur Agglomération
04 94 19 10 60
Préfecture du Var (Toulon)
04 94 18 83 83
Conseil Général du Var (Toulon)
04 83 95 00 00
Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Marseille)
04 91 57 50 57
Saint-Raphaël Tourisme
04 94 19 52 52
Var Tourisme – Agence de développement touristique (Toulon)
04 94 18 59 60
