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LES INFOS CLÉS

DÉPARTEMENT

Var

RÉGION

Provence Alpes Côte d’Azur

CODE POSTALE

83370
83600

NOMBRE D'HABITANTS 

55 750 (2020)

SUPERFICIE (en km2)

102,27

LA VILLE EN QUELQUES MOTS

Géographie


Fréjus, Ville d’Art et d’Histoire, cofondatrice de l’association des Villes et Métiers d’Art, Capitale du Fréjurès, est une station balnéaire et touristique de la Côte d’Azur, située à l’extrémité est du département du Var, dans la plaine alluviale commune à l’Argens et au Reyran, entre le massif des Maures à l’ouest et celui de l’Esterel. Elle cerne d’ouest en est le golfe de Fréjus sur la mer Méditerranée. La commune s’inscrit dans un croissant orienté du sud-ouest au nord-est autour du golfe et de Saint-Raphaël. Avec une surface de plus de 100 km2, c’est la plus grande ville de l’est-varois. Elle est aussi la 4ème ville du Var par sa population (les Fréjusiens ou Forojuliens en français, les Frejulencs en provençal selon la norme classique et les Frejulen selon la norme mistralienne), et le cœur de la Communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée, 2ème du département avec près de 115 000 habitants.

Le territoire est inégalement occupé. Le site historique de Fréjus, au centre, est fortement urbanisé. La plaine de l’Argens, marécageuse et occupée par des cultures, la sépare de la station balnéaire de Saint-Aygulf au sud-ouest. La forêt de l’Esterel la sépare des villages de Saint-Jean-de-l’Esterel et Saint-Jean-de-Cannes au nord-est. Sur les 10 520 hectares que comporte le territoire, 5 770 sont des espaces naturels non agricoles, occupés en grande partie par la forêt de l’Esterel. Comparativement, les espaces construits ne représentent que 36% du territoire avec 3 780 hectares. Fréjus est en totalité incluse dans l’espace urbain Nice-Côte-d’Azur et dans le Territoire Var Esterel du conseil général du Var. Elle se trouve au centre de son aire urbaine qui regroupe Fréjus, Saint-Raphaël et Puget-sur-Argens.



Histoire


L’origine de l’occupation de Fréjus remonte sans doute au peuple celto-ligure qui possédait le port naturel d’Ægytna. Des vestiges d’un mur de défense sont encore visibles sur le mont Auriasque et au Bonnet de Capelan. À cette époque, le paysage était différent, la Mer Méditerranée s’avançait 200 mètres plus dans les terres, et la butte de Fréjus en était séparée par des marais, qui se prolongeaient jusqu’au confluent du Reyran et de l’Argens.

Le site de Fréjus présentait de nombreux avantages. La vaste butte protégeait naturellement des inondations du Reyran et des attaques, l’eau était facilement accessible, la mer Méditerranée à proximité et le nœud de voies de communication formé par la Via Julia Augusta de l’Italie au Rhône, la Via Domitia qui descendait de Segustero et la route des Maures en faisaient un carrefour important. De plus, si les Phocéens étaient présents à Agathon et Athénopolis, ils n’occupaient pas la vallée de l’Argens. S’il ne reste que peu de traces d’une cité à cette époque, on sait toutefois que le poète Cornelius Gallus y naquit en 67 av. J.-C..

Voulue par Jules César pour supplanter Massalia, la date exacte de la fondation de Forum Julii, le marché de Jules, est incertaine. La ville existait au moins en 43 av. J.-C. puisqu’elle apparaît dans la correspondance entre Plancus et Cicéron et la date de 49 av. J.-C. reste la plus probable. Simple ville romaine, c’est tout de même à Forum Julii qu’Octave rapatria les galères prises à Marc Antoine lors de la bataille d’Actium en 31 av. J.-C.. Entre 29 et 27 av. J.-C., Forum Julii devint colonie sous le nom de Colonia Octaviorum et reçut dès lors les vétérans de la VIIIe légion. Elle se transforma alors en un marché important d’écoulement d’une production artisanale et agricole. Elle fut dotée d’une enceinte de prestige, longue de 3,7 km qui protégeait une petite superficie de 35 hectares.

En 22 av. J.-C., sous le règne d’Auguste, la ville devint Forum Iulii Octavanorum colonia, chef-lieu de la nouvelle province proconsulaire de Gaule narbonnaise. À partir de cette époque, la ville commença son développement. Son port était la seule base navale de la flotte militaire romaine de Gaule et le second après celui d’Ostie. Plus tard, sous le règne de Tibère, furent construits tous les grands équipements dont subsistent aujourd’hui les vestiges : l’amphithéâtre, l’aqueduc, le phare, les thermes, ou encore le théâtre.

Le IVe siècle vit la constitution de l’évêché de Fréjus, le deuxième de France après celui de Lyon. L’édification de la première église est attestée en 374 avec l’élection de l’évêque Acceptus. En 400, ce fut saint Léonce le nouvel évêque, en tant que vicaire apostolique, qui régnait sur une grande partie de la Provence. Malgré la constitution de l’évêché, l’ensablement du port entraîna le déclin de Frejus. En 572, les lombards ravagèrent la cité, suivis en 574 par les saxons. En 896, les sarrasins firent des incursions jusqu’à Apt. Le roi Raoul confirma en 924 les possessions de l’Abbaye de Saint-Martin d’Autun à Fréjus, Vaison-la-Romaine et en pays du Viennois.

À la fin du IXe siècle, la ville était totalement détruite, les habitants avaient fui dans l’arrière-pays et les sarrasins s’installèrent à Fraxinetum. Cette situation dura jusqu’en 973 où ils furent vaincus par Guillaume Ier de Provence sur terre et les byzantins sur mer. En 990, pour récupérer ses biens, l’évêque Riculphe obtint du comte de Provence la possession de la cité et du port de Frejus. Il fit bâtir la cathédrale Saint-Léonce et fortifier la ville. En 1138, le port de Frejus offrit l’abri aux marins génois qui avaient l’habitude d’y venir pour une foire. En 1235, le bailliage de Frejus fut institué, il s’étendait de Gonfaron à Cotignac et d’Artignosc-sur-Verdon à la frontière italienne d’alors. Mais sous le règne de Charles Ier de Sicile il fut réduit et le siège transféré à Draguignan.

En 1347, la Peste noire ravagea la Provence et donc Frejus. Une nouvelle invasion de pirates barbaresques, en 1475, vint à nouveau ruiner les efforts de reconstruction. Puis en 1482, alors que la ville était de nouveau menacée par la peste, François de Paule intervint et protégea par un miracle la cité. Dès lors, il devint le saint patron de la commune. C’est aussi à partir de cette date que la mainmise du roi de France sur la Provence et l’installation du parlement à Aix fit perdre à Frejus une grande partie de son indépendance et des droits seigneuriaux des évêques.

Au début du XVIe siècle, Frejus était un site important de production et commerce du blé. La vigne, la pêche, l’élevage de moutons et la poterie représentaient les autres richesses de l’économie communale. Cette relative richesse permit à Fréjus de croître démographiquement. C’est en 1536, au cours d’une des guerres qui ont opposé pendant 25 ans le roi de France François Ier et l’empereur romain germanique et roi d’Espagne Charles Quint, que ce dernier organisa son entrée triomphale dans Fréjus, la rebaptisant Charleville et l’érigeant en duché. Il y revint en 1537 lors de la signature de la paix de Nice pour ravitailler ses galères. Au cours du règne d’Henri II, la ville devint une amirauté. De cette époque à la fin du XVIIIe siècle, la cité périclita.

En 1860, la municipalité décida l’assèchement du marais du Grand Escat, situé entre la vieille ville et la mer. Ceci fait, en 1882 la commune loua les terrains aux pêcheurs qui y construisirent des cabanes de planches. Durant la même période, la station balnéaire de Saint-Aygulf se développa, notamment sous l’influence de Carolus-Duran qui y fit construire une villa et décora des édifices, notamment l’église et par la volonté de la Société du Littoral. Plus tard, les touristes britanniques firent construire des villas et hôtels à Valescure au début du XXe siècle.

Le 26 octobre 1911 fut décidée la création de la base aéronavale. Le 23 septembre 1913, Roland Garros passa à la postérité pour avoir réussi la première traversée de la Méditerranée en avion entre Fréjus et Bizerte en Tunisie. Puis en 1915, grâce au général Gallieni, résident de la commune et nouveau ministre de la Guerre, la commune accueillit les régiments coloniaux dans des camps de transition climatique. Ces installations militaires continuèrent à s’accroître jusqu’en 1920. En parallèle, dès 1920, le quartier de Fréjus-Plage fut réorganisé pour accueillir les touristes avec la construction d’hôtels, d’un casino et d’établissements de bains. En 1995, la Base d’aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël fut définitivement démantelée au profit de celle d’Hyères, scellant la fin de l’aviation à Fréjus.

Fréjus est aujourd’hui le pôle économique, culturel et touristique de l’est Var et le site de la plus grande concentration française de vestiges antiques après Arles. Située dans le premier département touristique de France, Fréjus bénéficie de sa double qualité de station balnéaire et de ville d’art et d’histoire, et propose de nombreuses structures de divertissement : musées d’archéologie et d’histoire locale, des troupes de marine, Mémoriaux de l’Armée Noire et de la guerre d’Indochine, ses monuments historiques, ses espaces naturels, le parc zoologique, les parcs d’attraction Luna Park, Aqualand, Laser Quest et Fun City, le centre de thalassothérapie et la station nautique. Les plages de sable blond, longues de plus de 6 km, sont un atout sur un littoral azuréen très découpé. La commune dispose également de nombreuses infrastructures d’accueil des touristes pour recevoir plus de 86 000 personnes en pleine saison touristique, triplant ainsi sa population.



Patrimoine


Le patrimoine de Fréjus est riche des époques variées d’occupation du territoire par l’Homme. Ce patrimoine est en partie mis en valeur dans le cadre du classement ville d’art et d’histoire. La première trace d’occupation encore visible date de l’occupation des Ligures avec le dolmen de L’Agriotier à Saint-Aygulf. L’époque architecturale la plus riche de Fréjus est sans conteste la création de Forum Julii, colonie romaine avec de nombreux bâtiments, qui en fait la plus riche concentration de France après Arles. L’amphithéâtre ou arènes de Fréjus, bâti à l’extérieur du rempart, à l’ouest de la ville, s’appuie, sur sa moitié nord, contre une colline de grès. Construit au Ier siècle, ses dimensions étaient de 113 mètres de longueur et 85 mètres de largeur. Il pouvait accueillir de 10 000 à 12 000 spectateurs. Les arènes de Fréjus font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1840. L’aqueduc qui alimentait la ville de Fréjus depuis Mons et Montauroux est classé Monument historique depuis 1886.

L’ancienne ville, inscrite en partie aux monuments historiques, abrite de nombreux éléments architecturaux : les restes de remparts, les portes de Rome, du Reyran, d’Orée, la place Agricola avec la porte des Gaules, les citadelles sur la Butte Saint-Antoine et la plate-forme avec une citerne et des thermes, un exèdre sur la butte Saint-Antoine, un pavement de la Via Aurelia qui passait par la cité, des colonnes, les restes du port antique avec les restes du quai nord, du môle et la lanterne d’Auguste, une mosaïque intitulée « Au combat des coqs » dans une propriété privée, des égouts sous l’actuelle rue Jean-Jaurès. Ailleurs sur le territoire, on trouve un mausolée du IVe siècle rue de La Tourrache dans le quartier de Villeneuve, des vestiges d’une villa suburbaine à La Rose des Sables, un pont aux Cantonniers et un autre à trois arches aux Esclapes, un atelier de foulons à l’Arsenal, des vestiges à Villepey, une nécropole dans le quartier Sainte-Brigitte, en mer, des viviers sur la côte de Saint-Aygulf permettaient de conserver des poissons vivants. En 2015, des fouilles archéologiques furent menées lors de la destruction de l’ancien stade du Centre-ville ont révélé la présence de plusieurs villas romaines.

À partir du IVe siècle, Fréjus devint un des premiers évêchés de France. De cette époque ne restent que peu de vestiges sinon les fondations de la cathédrale et le baptistère du Ve siècle. Le Moyen Âge fut riche à Fréjus et il en reste de plus nombreux édifices, dont les vestiges de la chapelle Saint-Lambert du XIe siècle, le cloître roman de l’évêché datant du XIIe siècle, tout comme la nef et le bas-côté gauche de la cathédrale. Le narthex, le clocher et la façade fortifiée datent du XIIIe siècle. Les décorations comme les peintures du cloître ou le plafond en menuiserie, les arcades de la galerie de la cathédrale datent eux du XIVe siècle dans un style gothique rayonnant. L’hôtel de ville date lui aussi du XIVe siècle avec sa bibliothèque, les archives dans l’ancienne chapelle et la tour carrée de défense. Enfin, les stalles, la porte voûtée et la grille de la sacristie remontent au XVe siècle. L’ensemble constituait la cité épiscopale de Fréjus. De la période de la Renaissance subsistent la porte d’entrée de la cathédrale, le crucifix et la représentation de la Nativité et la chapelle Saint-François de Paule, tous du XVIe siècle, les statues de saints dans la cathédrale, une porte monumentale d’hôtel dans la rue Sieyès, la chapelle de l’ancien couvent rue Montgolfier et la chapelle Saint-Aygou du XVIIe siècle. Le XVIIIe siècle a laissé l’hôtel des Quatre Saisons avenue du général De Gaulle, l’Auberge des Adrets, repaire du bandit Gaspard de Besse, le château de Villepey et la chapelle Sainte-Brigitte du Reyran.

Le XIXe siècle a été marqué par la construction des Villa Marie et Villa Maria, du château Aurélien et de la batterie de Saint-Aygulf, de l’ancien hôpital aujourd’hui devenu le palais de justice, de la fontaine des Cinq Continents sur la place Paul Vernet, de l’école Turcan, de la gare, de la Villa Clythia, le Grand Hôtel Coirier à Valescure. Enfin, le XXe siècle a vu la commune s’enrichir du château Gallieni, de la mosquée Missiri en 1930, de l’immeuble Le Lido dans un style vénitien en 1934, du mémorial de l’Armée Noire, du barrage de Malpasset en 1954, du mémorial des combats d’Indochine à côté de la pagode Hông Hiên Tu, de la chapelle Cocteau en 1963, de Port-Fréjus et du lycée Albert-Camus par l’architecte Norman Foster en 1993. La mosquée Missiri construite en 1930, la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem dite « Cocteau » construite en 1963 par l’architecte Jean Triquenot et les bâtiments de la coopérative La Fréjusienne construits en 1921 par l’architecte Henri Draperi bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle ».

La commune de Fréjus est située au cœur de vastes espaces protégés. Quatorze mille hectares du massif de l’Esterel, dont une partie sur le territoire de la commune sont protégés par l’Office National des Forêts (ONF). Les étangs de Villepey sont eux protégés par le Conservatoire du littoral au titre de la flore, de la faune sauvage et de l’intérêt historique qu’ils représentent. Les abords de Fréjus et la vallée du Reyran, l’embouchure de l’Argens sont inclus dans des sites du réseau Natura 2000. Les étangs de Villepey et leurs écosystèmes furent fortement endommagés par les inondations à répétitions survenues dans le var depuis 2010. Le pavillon bleu a été décerné au Port-Fréjus pour la qualité de ses eaux grâce notamment à l’opération « Port propre ». Les plaisanciers sont en outre sensibilisés au respect du sanctuaire marin Pelagos pour la préservation des mammifères marins.

La base Nature François-Léotard, construite sur l’ancienne base militaire d’une superficie de cent vingt hectares, les jardins du Clos de la Tour (six hectares) et de la Villa Marie (deux hectares) en centre-ville, les parcs Aurélien et Aréca participent à la qualité de l’environnement de la commune récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris. Le safari de l’Esterel, un parc zoologique de vingt hectares créé en 1971, accueille plus de 130 espèces sauvages des 5 continents. Des promenades guidées sont organisées dans les étangs de Villepey et la forêt de l’Esterel. Le sentier littoral et le sentier de grande randonnée GR 49 traversent la commune.




LES NUMÉROS UTILES


Mairie
04 94 17 66 00

Médiathèque Villa Marie
04 94 51 01 89

Villa Aurélienne
04 94 52 90 49

Musée Archéologique Municipal
04 94 52 15 78

Musée d’Histoire Locale et des Traditions
04 94 51 64 01

Musée des Troupes de Marine
04 94 40 81 75

Amphithéâtre
04 94 51 34 31

École de musique Jacques-Melzer
04 94 53 68 48

Service des Fêtes
04 94 51 91 47

Esterel Côte d’Azur Agglomération (Saint-Raphaël)
04 94 19 31 00

Préfecture du Var (Toulon)
04 94 18 83 83

Conseil Général du Var (Toulon)
04 83 95 00 00

Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Marseille)
04 91 57 50 57

Office de Tourisme
04 94 51 83 83

Var Tourisme – Agence de développement touristique (Toulon)
04 94 18 59 60

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