LES INFOS CLÉS
DÉPARTEMENT
Yvelines
RÉGION
Ile de France
CODE POSTALE
78230
NOMBRE D'HABITANTS
15 792 (2020)
SUPERFICIE (en km2)
2,84
LA VILLE EN QUELQUES MOTS
Géographie
Le Pecq se situe dans une boucle de la Seine, à 19 km à l’ouest de Paris, au pied du château de Saint-Germain-en-Laye. La commune est limitrophe du Mesnil-le-Roi (quartier de Carrières-sous-Bois) au nord, de Montesson au nord-est, du Vésinet à l’est, de Croissy-sur-Seine au sud-est, de Port-Marly au sud, de Marly-le-Roi au sud-sud-est, de Mareil-Marly au sud-ouest et de Saint-Germain-en-Laye à l’ouest.
Le territoire de la commune se répartit sur les deux rives de la Seine et englobe une petite île, l’île Corbière. Il est fortement urbanisé à l’exception de l’île Corbière, protégée partiellement comme zone de nidification d’oiseaux migrateurs. Jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, un établissement de bains fonctionnait sur cette île. Deux autres établissements liés à l’eau furent célèbres au Pecq : un spa exploitant les nombreuses sources de la colline de Saint-Germain et une piscine en eau naturelle de 100 m de long, avec plages de sable que l’on appelle l’île aux dames.
es communications sont assurées principalement par la route départementale 186 qui permet, sur la rive gauche, de rejoindre la route nationale 13 et la route nationale 186 au Port-Marly et qui, en direction de l’est, du Vésinet et de Chatou, franchit la Seine au pont du Pecq, appelé officiellement « pont Georges-Pompidou ». Les autres voies de communication importantes de la commune sont la route départementale 190 qui commence au pont du Pecq et permet d’accéder à Saint-Germain-en-Laye vers l’ouest ainsi que la route départementale 159 vers Le Mesnil-le-Roi au nord et la route départementale 7 vers Marly-le-Roi au sud. Les berges de Seine sont aménagées pour les piétons et cyclistes sur l’ensemble des rives de la commune. Le tracé du GR 2, au fil de Seine et la voie cyclable internationale, avenue verte Paris-London, suivent le chemin de halage de la rive droite.
Histoire
Le Pecq est situé sur la côte dominant le passage obligé sur la Seine de la grande route conduisant de Paris à la Normandie par Poissy et Pontoise (l’ancienne nationale 13 qui traversait le bourg de Saint-Germain dont le château protégeait l’accès). Ses coteaux bien exposés au sud-est étaient plantés de vignobles. Les derniers rois Mérovingiens avait un logis royal à l’abbaye d’Aupec (Le Pecq). Childebert III donna aux moines de cette abbaye, en 704, la terre d’Aupec et ses dépendances. Ils sont mentionnés pour la première fois dans une charte de Childebert III, roi de France, en 704. Cette année-là, le roi répond, assez tardivement, à une requête de Wandrille, formulée en 666 à Clotaire III et confirme à l’abbaye de Fontenelle une donation qui lui a été faite par la famille d’Érembert devenu moine de cette abbaye.
En 1595, Henri IV demanda aux habitants du Pecq de lui céder 18 à 20 arpents de terre, nécessaires pour prolonger les jardins du Château Neuf jusqu’à la Seine. En compensation, il exempta les Alpicois de la taille et de diverses taxes, privilège qu’ils conservèrent jusqu’à la Révolution. Sous l’Ancien Régime, le village connut de nombreux jours d’affluence lorsque les rois Louis XIII, puis Louis XIV se rendaient à Saint-Germain avec leur cour venant du Louvre à bord d’une galère royale qui accostait au Pecq.
Louis XIV naquit au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, dans le pavillon de gauche qui surplombe le village de Saint-Wandrille. C’est aussi ici que se réfugia avec sa cour le roi Jacques II d’Angleterre lors de son exil. Le village connut ainsi un essor commercial et les alpicois faisaient beaucoup la fête. C’est dans ce même esprit que Le Pecq organisa, en 2005, une manifestation festive en l’honneur des 1 300 ans de la ville.
En 1837, la première ligne de chemin de fer pour voyageur fut inaugurée entre Paris et Le Pecq : il s’agit de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye. À l’époque, le terminus de la ligne se situe au port du Pecq, sur la rive droite de la Seine. Les locomotives sont en effet incapables d’affronter la rampe du coteau de Saint-Germain qui domine le fleuve de plusieurs dizaines de mètres. Les voyageurs qui souhaitent se rendre à Saint-Germain-en-Laye sont pris en charge par une diligence appelée patache. Début 2017, les vestiges de cette première gare, dont le lieu exact d’implantation n’était plus connu, sont découverts au pied du pont Georges-Pompidou (dit Pont du Pecq) à l’occasion de travaux pour la construction d’un ensemble immobilier (en lieu et place du garage Toyota).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 3 mars 1942, Le Pecq est durement touchée par un bombardement de la Royal Air Force. On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une erreur, les bombardiers anglais qui la même nuit devaient bombarder les usines Renault de Boulogne-Billancourt ayant confondu les deux sites distants d’une douzaine de kilomètres à vol d’oiseau, dans une boucle de la Seine.
Patrimoine
Le pont du Pecq, situé entre le pont de l’île de la Loge (en amont) et le viaduc ferroviaire du Pecq (en aval), appelé officiellement « pont Georges-Pompidou », construit en 1963, est constitué d’arches en acier surbaissées reposant sur deux piles centrales en béton. Du côté ouest, les culées sont ornées de statues représentant l’Oise et la Seine. Ces statues ont été réalisées par René Letourneur qui a aussi sculpté des œuvres pour le lycée Jeanne-d’Albret de Saint-Germain-en-Laye. Ces statues ont aussi une fonction pratique : elles créent, grâce à leur poids, une poussée verticale contrebalançant la poussée horizontale naturelle de l’ouvrage, technique devenue obsolète avec l’emploi des matériaux actuels. C’est pourquoi le pont Georges-Pompidou, inauguré en 1963, est présenté comme le dernier ouvrage de la sorte construit avec ce type d’ornements.
Le Viaduc ferroviaire du Pecq est un ouvrage datant de la fin du XIXe siècle. Comportant une vingtaine d’arches en pierre et prolongé par un pont de fer au-dessus de la Seine et par deux tunnels, il est tracé en courbe et en dénivellation pour permettre à la ligne dont le terminus était initialement au Pecq d’atteindre la gare de Saint-Germain-en-Laye.
L’église Saint-Wandrille, de style classique, a été construite de 1739 à 1742 et ouverte au culte en 1745. Une restauration concernant notamment les voûtes a été menée par les architectes Choret et Blondel entre 1880 et 1886. L’église est de plan allongé à trois vaisseaux et surmontée d’une fausse voûte en anse-de-panier. La façade est ornée de pilastres d’ordre toscan de part et d’autre du portail central ainsi qu’aux angles de l’édifice. Elle est surmontée par un clocher latéral. L’édifice a été inscrit aux monuments historiques en 1965.
L’église Saint-Thibaut est un édifice en béton et bois, construit en 1964 par les architectes Guy Perrouin, Lunel et Jung, surmonté par une flèche en voile de bois de 30 mètres de haut. Cette église construite sur le territoire de la commune du Pecq, fut édifiée à l’initiative des habitants du domaine des Grandes Terres à Marly-le-Roi, qui ne disposaient alors (vers 1960) d’aucune église proche. C’est un des cinq lieux de culte du groupement paroissial réunissant Marly-le-Roi, Le Pecq, L’Étang-la-ville et Le Port-Marly. Depuis les années cinquante, les toitures de certaines églises modernes sont en forme de paraboloïde hyperbolique de sorte que leurs lignes semblent converger vers un point à l’infini. C’est le cas de l’église Saint-Thibaut.
Le Pavillon Sully est un des bâtiments qui composaient le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, il a été occupé par le bâtonnier Lemaire, la baronne MacCay et la famille de La Roche-Vernet, puis par la famille de Chamborant de 1979 à 2017.
LES NUMÉROS UTILES
Mairie
01 30 61 21 21
Bibliothèque des Deux Rives
01 39 58 16 92
Bibliothèque Eugène Flachat
01 39 76 64 47
Bibliothèque associative de la Maison pour Tous
Centre Culturel André Malraux
01 39 73 48 22
Conservatoire Jehan Alain
01 39 73 02 65
Le Quai 3
01 30 61 66 16
Communauté d’Agglomération Saint Germain Boucles de Seine
01 30 09 75 30
Métropole du Grand Paris (Paris)
01 82 28 78 00
Préfecture des Yvelines (Versailles)
01 39 49 78 00
Conseil Général des Yvelines (Versailles)
01 39 07 78 78
Conseil Régional d’Île-de-France (Paris)
01 53 85 53 85
Office de Tourisme Saint Germain Boucles de Seine (Saint-Germain-en-Laye)
01 30 87 20 63
Comité Départemental du Tourisme des Yvelines (Versailles)
01 39 07 71 22
