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Saint-Martin-d'Hères

LES INFOS CLÉS

DÉPARTEMENT

Isère

RÉGION

Auvergne Rhône Alpes

CODE POSTALE

38400

NOMBRE D'HABITANTS 

38 188 (2020)

SUPERFICIE (en km2)

9,26

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LA VILLE EN QUELQUES MOTS ..

Géographie


Saint-Martin-d’Hères est située à l’est de Grenoble et fait partie de la Communauté d’Agglomération Grenoble Alpes Métropole qui regroupe 49 communes et 445 000 habitants. Avec Échirolles, elle est la principale ville de l’agglomération grenobloise. Elle est principalement connue pour héberger le grand campus de Grenoble. Elle est reliée au centre-ville de Grenoble grâce au bus et au tramway. Saint-Martin-d’Hères est traversée par la Rocade sud de Grenoble qui coupe la ville en deux, au détriment de la vie de quartier et du lien social.

Étant la principale ville en banlieue de Grenoble, elle n’échappe pas aux difficultés du trafic routier aux heures de pointe, mais contient de très grandes artères telles que l’avenue Gabriel-Péri et l’avenue Ambroise-Croizat qui traversent la ville d’est en ouest, jusqu’au centre de Grenoble servant ainsi d’entrée dans la ville à de nombreux Grenoblois. Saint-Martin-d’Hères comprend 3 lignes de tramway (B, C, et D). Les lignes C et B se réunissent dans le campus, qu’elles desservent sur toute sa longueur. La ligne D parcours le centre de la ville.

Située au cœur des Alpes, la commune est pourtant extrêmement plate, à 234 m d’altitude en moyenne. La ville est en effet bâtie sur une ancienne vallée glaciaire. L’est de Saint-Martin-d’Hères marque le début de la vallée du Grésivaudan, tandis que l’ouest, est au cœur de ce qu’on appelle l’Y grenoblois. Le territoire de la commune est délimité au nord par l’Isère. Des ruisseaux descendent de la montagne, comme le ruisseau du Bigot, qui traverse le hameau homonyme et fournit le réseau d’eau potable de la ville depuis 1930, la Mogne, aujourd’hui canalisée, qui donne le nom à la rue homonyme, et le Sonnant. Une autre source, la source Tronel, est captée depuis la fin du XIXe siècle.

La plaine de Saint-Martin-d’Hères est restée pendant longtemps une zone inondable. Les crues de l’Isère et du Draquet, bras occidental du Drac, étaient fréquentes. Notamment, le bilan humain de l’inondation de la plaine autour de Grenoble de 1219 fut considérable. Saint-Martin-d’Hères fut affecté encore par les inondations de juillet 1729 et de 1783. La zone est devenue habitable à partir du XVIIIe siècle par des constructions de digues et de canalisations souterraines et par l’assèchement des marais. Les marais ont laissé leur empreinte aussi dans le nom de la commune. Une hypothèse de l’origine du mot Hères suggère en effet la dérivation du mot eira qui indique des terres incultes ou un marais.



Histoire


Le premier habitat de Saint-Martin d’Hères se trouve le long de la voie romaine qui liait Cularo à Briançon, en passant par Poisat et Vizille. Il s’agit d’une halte sur le côteau de la colline du Murier, surélevée par rapport à la plaine de marais et de roseaux. L’église Saint-Martin est nommée pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Hugues entre 1080 et 1132. La commune est créée à partir de la paroisse Saint-Martin vers 1100, sur une plaine de marais et de roseaux.

Durant le Moyen Âge, la plaine est administrée soit par les seigneurs qui possédaient le château féodal de Gières, soit par l’évêque de Grenoble, qui a sa résidence estivale au Château de la plaine. La seigneurie de Saint-Martin d’Hères est déclarée dans le mandement de Vizille en 1371. En 1488, l’évêque de Grenoble, oncle de Pierre Terrail de Bayard, y fait construire un couvent des Minimes. À la mort du célèbre chevalier, sa dépouille y est déposée. Durant le XVe siècle, la seigneurie de Saint-Martin d’Hères appartient à Jean et Guigues Villar. À partir de 1591 c’est François de Bonne, duc de Lesdiguières qui la possède.

À la fin du XIXe siècle, la ville connaît son premier développement avec l’industrialisation du quartier de la Croix-Rouge. De nombreuses usines s’ouvrent dont Neyret-Brenier, puis la biscuiterie Brun, l’une des plus importantes d’Europe. Elle a fermé ses portes en décembre 1990. Les années 1950 et 1960 marquent le début d’une nouvelle ère : l’explosion démographique, le besoin d’aménagement urbain et l’installation du domaine universitaire sur son territoire vont modifier la physionomie de la ville.

Saint-Martin-d’Hères abrite aujourd’hui le campus, ou domaine universitaire de Grenoble. Il accueille chaque année une grande partie des 60 000 étudiants de Grenoble. Le campus comprend différentes universités et écoles d’ingénieurs : l’Université Pierre Mendès-France, l’Université Joseph Fourier, l’Université Stendhal, l’Institut polytechnique de Grenoble et Polytech’Grenoble. Depuis 2003, la bibliothèque Interuniversitaire est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » de l’Isère.

Saint-Martin-d’Hères accueille également de grande zone commerciale désservant l’agglomération grenobloise. L’avenue Gabriel-Péri est ainsi longée des deux côtés par une longue zone commerciale. De nombreux commerces s’y sont établis : concessionnaires auto, revendeurs en tout genre, grandes enseignes, grandes surfaces (Géant, Darty, Castorama ), vêtements, sport, brasserie… L’installation du magasin Lapeyre et l’ouverture du magasin Ikea, le long de la Rocade Sud constitue la création d’une nouvelle zone commerciale appelée Porte du Grésivaudan. Proche du centre de Grenoble, ce site se localise au cœur du réseau de tramway, de part et d’autre de l’avenue Gabriel-Péri. Il englobe notamment les halles Neyrpic, la clinique Belledonne, l’hypermarché Casino et l’entrée numéro un du campus.



Patrimoine


La commune possède de nombreux édifices religieux. On compte 5 églises, 3 couvents et 2 mosquées, dispersés sur le territoire de la commune. Le couvent des Minimes de la plaine, monument historique inscrit, date du XVe siècle. Il a abrité des sépultures de la noblesse locale dont celle du chevalier Bayard. L’église Saint-Martin, la plus vieille de la commune, a été construite entre 1892 et 1894 sur un style néo-roman selon un plan en croix latine, avec un clocher-porche et une nef de 20 m de long. Les plans sont dus à l’architecte Ferdinand Bugey, à la demande de l’abbé Julien.

La pierre du Bigot est un bloc erratique d’origine glaciaire, gravé de petites cupules entre 7000 et 4000 av. J.-C., à l’époque du Néolithique. Il se trouve dans une propriété privée du hameau du Bigot, sur la colline du Mûrier. La pierre du Bigot a été découverte par l’archéologue et ethnographe Hippolyte Müller le 12 mars 1911.

Le Château de la plaine, qui date du Moyen Âge, fut l’ancien château fort des évêques de Grenoble. De nos jours, il abrite une maison de retraite médicalisée. L’Espace Vallès est la galerie municipale de la ville. Ouvert depuis 1990 et spécialisé dans l’art contemporain, il accueille de nombreux artistes nationaux et internationaux.



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